mardi 21 août 2007

Udaipur (suite et fin)

Samedi 18 aout
Louons des velo (50 rps/j pour des VTT). Faisons le tour du Fateh Sagar (un lac a cote de Udaipur) Puis decidons d'aller, de nous enfoncer dans la campagne. La campagne : silence 0 pollution, gens souriants, hello/namaste. Buvons un Chai sur le bord de la route (enfin si on peut appeler ca une route...). il n'y avait personne. 15min lus tard, il y avait 10 personnes. Nous croisons des francaises... Zut! ca casse le charme. On s'arrete de nouveau pour manger des samossa ( on est des warriors, beignet aux legumes tres epices). Il n'y avait personne. 15min apres, 15 personnes nous entourent.
Eh oui, jeunes europeens, que nous sommes, attiront le regard. Nous hesitons a demander une commission…
Retour a Udaipur. Visitons le City Palace ou la folie des grandeurs des Maharanas (maharadjahs). C’est vraiment impressionant. Toutefois, c’est dommage que ces monuments ne soient pas mis plus en valeur. Et que les indiens ne soient pas plus discrets ! Il y a un foisonnement de mirroirs, vitraux, mosaiques, peintures murales, etc. (souvent derriere des vitres sales).
Le soir, nous allons assister a un petit spectacle folklorique (special touriste). Melange de danses musiques, et de marionettes. Tous le folklores du nord de l’inde. C’est a voir.
Retournons au meme restaurant que la veille.

Dimanche 19 aout.
Partons avec Alfred, notre chauffeur (c’est plus facile que son nom indien) qui chique et crache en ouvrant sa portiere (tout en roulant) tous les 2 km (sur la journee on a du faire 20km, calculez le nombre de fois qu’il a pu ouvrir sa portiere). Direction Kumbalgarh.
Le paysage est vraiment tres beau. Il est compose de champs, de vallons, de lacs et d’etangs. On a droit a une large gamme de verts. On croise des indiens avec des ballots de canne a sucre sur la tete (surtout des indiennes) au point de ne plus voir leur visage. Les buffles longent la route. Alfred crache. Les enfants gardent les chevres ou jouent sur le bord de la route. Les puits. Les homes qui sarclent ou labourent avec leur charrues a boeuf.
Kumbalgarh et sa forteresse. Son enceinte court sur plus de 35km. Elle est massive. A l’interieur, on trouve un village, des champs, divers temples et une citadelle. Du haut de la citadelle, on est soufflé par la beaute du paysage et l’imposante enceinte que l’on voit courrir et se perdre sur les collines envirronantes…
Direction Ranakpur.
Alfred essaie de nous emmener dans un restaurant hors-de-prix. Nous ne nous sommes pas laisses avoir (he! he!)
Ranakpur et ses temples Jain (religion, qui ressemble a l’hindouisme, sauf qu’ils venerent des prophetes). Le temple principal est finement sculpte, que ce soit a l’interieur ou a l’exterieur… Une sorte de perfection en resort, par sa geometrie, ses colonnes sculptees a chaque fois differentes, … cependant, les indiens cassent la magie du lieu par leur discretion (c’est vraiment dans leur nature de faire du bruit je pense, ils ne savent pas vivre sans). Nous sommes encore une fois l’attraction. Les indiens veulent nous prendre en photos. Ils passent pres de nous. Nous regardent sans cesse. Essaie de discuter avec nous veulent. Un groupe d’homme(qui ne parlent pas un mot d’anglais) demande a etre pris em photos avec nous.
Retour a Udaipur par une route tout aussi agreable.
Retournons encore une fois au meme restaurant… on est vite reconnu !

Lundi 20 aout
Decidons de partir pour Pushkar.
Prenons un billet pour Ajmer (la gare de la ville proche) et laissons nos sacs a la consigne de la gare.
Nous retournons dans la vieille ville. On se balade dans les bazars (equivalent des souks) ou il se vend tout et n’importe quoi (notamment pour le touriste…)
Nous retournons sur les ghats ou les lavandieres sont en pleine action. Il y regne une ambiance avec les couleurs des vetements, l’odeur de svon, le bruit de l’eau et du battement des vetements.
On se pose dans un café. Jouons a la belotte.
Prenons le train a 15h45. On a gere. On commence a etre balaise… Toujours la meme ambiance dans le train (on a droit a un chauffeur fou, il klaxonnera tout du long… encore un indien) et nous attirons toujours les regards…
Arrivee a 22h10 a Ajmer. Decidons d’aller directement a Pushkar. On prend un taxi pour un prix abusif.
Et nous voici maintenant a Pushkar. Mon recit a commence sous la mousson (la premiere) et je finis alors qu’il fait un grand soleil. La suite au prochaine episode. Il y a tellement de choses a dire. Des anecdotes. Des scenes de vie. J’en oublie beaucoup. Vous en saurez plus a notre retour.

Bien a vous.
Votre correspondant sorti d’on ne sait ou. Lio

P.S. Je me suis fait piquer qu’une seule fois par les moustiques. C’est un peu grace a nanou car elle met tellement d’anti-moustique qu’elle les repousse pour 2.
P.S. Pour ceux qui ont peur de venir en Inde, on peut ne pas manger que du riz. Les plats sont tellement varies.
Je viens de relire quelques msg precedents. Je suis desole pour les fautes d’orthographe...(maman je m’excuse)

4 commentaires:

Anonyme a dit…

Frontière lando-gersoise... le danger est partout après avoir trouvé le passeur suite à une contestation de ma part ( voir commentaire précédent), à propos de certains usages du terroir, nous sommes poursuivis par des soldats très étranges camouflés de plumes blanches et d'un bec orange... ils crient terriblement et pincent les récalcitrants. Je dois reconnaître que c'est presque drôle mais mon ami et moi avons peur! A l'heure où je vous parle ces mêmes soldats m'ont volés mes vêtements, je suis donc obligée de vivre avec un vulgaire short trouvé dans un souk à la sortie de Eauze ( c'est infâme de voir ces gens vivre avec si peu d' hygiène), et des sandales appelées "tongs", une invention sino-gersoise certainement... je vis d'horribles moments, à travers ces dites tongs des orties me piquent et des cailloux pénètrent mes semelles. Je suis obligée de faire une halte au bord d'une étendue d'eau pour me remettre de cette terrible marche. Je me cache bien entendu les hommes de la veille sont toujours à mes trousses. Mon ami à côté est à moitié mort, il est étendu à mes côtés et émet de drôles de sons par la bouche, l'essouflement sûrement.... notre état est critique mais nous sommes courageux et continuerons notre route.

Anonyme a dit…

Les pluies du septentrion commencent... c'est affreux en plus d'être bléssée aux pieds mes "tongs" sont mouillées. Il est 9H20 A.M mon ami et moi commençons à avoir faim. Très discrètement nous nous installons à l'ombre d'un arbre étrange. Il y en a beaucoup dans la région, ici on les nomme "parasol.." du fait de leur largeur il nous cache, lorsque les pluies s'arrêtent, du terrible soleil occidental. De façon anodine, je commande deux côfés, oui dans cette région reculée du monde on prononce "côfé". C'est étonnant de constater que dans chaque région la prononciation n'est pas la même. Plus au nord dans une grande cité dite"Parigi" on dit "Keufé". Ah, les langues étrangères ! Hélas, j'ai commis une erreur... mon ami affamé, suite à une nuit agitée dans un igloo peu confortable, demande un pain au chocolat et innocente que je suis j'ai demandé "Auriez-vous une chocolatine ?".... Grave erreur ! Mon origine, dès lors, n'a fait aucun doute... une fois de plus nous avons du fuire... Nous courrions si vite qu'une de mes tong a cédé ! Quelle aventure ! Me voilà obligée de voler sur l'étal du jeune indien installé sur la place du village aux remparts d'autres nouvelles tongs. Cette fois elles sont jaunes. L'indien du nom de "Eram..", je crois, ne m'a pas vu, ouf !!! J'en profite pour prendre conscience de l'importance du marché chinois dans ces contrées presque abandonnées des civilisés. Pour plus de discrétion mon ami et moi décidons de nous déguiser. Nous nous arrêtons pour acheter, avec les quelques pièces qu'il nous reste, des perruques et des vêtements. Nous sommes chez "Noun", magicien de Bagdad. Très gentiment Noun, qui ne pose pas trop de question, nous donne de quoi passer inaperçus. Son stock n'est pas terrible mais il est serviable. Voilà mon ami affublé d'un costume de colonel du troisième Empire et moi il me trouve une robe ayant appartenu à la dynastie Ming... Nous voilà prêts pour passer la frontière des pyrénnées. Cette fois ils ne nous reconnaîtrons pas, c'est certain. Même si je dois reconnaître que les tongs avec cette jolie robe ça n'est pas du meilleur goût... mon ami et moi rions. A bientôt pour vous raconter ce qu'il advint de nous....

Anonyme a dit…

Juste pour vous préciser que Eram est originaire du Penjab, c'est loin du Rajasthan.....

Anonyme a dit…

comment se fait il que Nanou met de l'antimoustique pour deux et que ce soit Lio qui en profite???